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Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /Oct /2007 16:16

Samedi 29 septembre 2007 / Saturday, September 29th, 2007.

 


 

Amish Virus: "You have just received the Amish Virus. Since we do not have electricity nor computers, you are on the honor system. Please delete all of your files. Thank thee."

 

 


 

- Oui monsieur le juge, mon père est maire, ma tante est sœur, j'ai un cousin qui est frère et mon frère est masseur.

 

 


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somag...!!! â

 

 

 

Désolé Magazine / Sorry Magazine

 

 (Since 1999)

 

 

 

# 178

 

 

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Au Menu :

 

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- AV.com...!!!

 

- L’Auto-Stoppeuse. ( Diane )

 

- Month and Character. ( Renata )
- Vos Lettres / Your Mail. ( Stéphane ; Judy & Dave ; Catherine & Claude ; Renata ; Dominique ; Diane ; Anne-Claire ; Marie-France & Jean-Pierre ; Steve ; Emma & Gérard ; Patricia )

 

- Préparez-vous à Travailler pour Eux. ( Patricia )

 

- Information Médicale. ( Emma & Gérard )

 

- Le Quiz. ( Renata )
- Les Blagues.
- Vos Blagues.
( Anne Aunyme ; Gégé ; Colette & Claude ; Charles ; Denise & Raymond ; Dominique ; Bernadette & Daniel ; La Vengeuse Masquée ; Marc ; Jean-Pierre ; Marie-Odile & Michel ; Karinne & Pascal ; Laurent ; Diane ; Catherine & Claude ; Gisèle ; Karine & Joël ; Simone & Lucien )

 

- Elément Chimique. ( Bernadette & Daniel )

 

- Bêtisier de la Police. ( Gégé )

 

- Stella Awards. ( Elizabeth & Pierre )
- Bons Baisers d'Egypte. ( Renata )
- Citations / Quotations. ( Danièle ; Renata ; Claudine & Philippe ; Luc ; Joëlle & Jean-Marie ; Ross ; Margrit ; Dominique ; Karinne & Pascal ; Pierrette & André ; Elizabeth & Pierre ; Diane ; Bernadette & Daniel )
- The Jokes.
- Your Jokes.
( Renata ; Judy & Dave ; Jay ; Duane ; James ; Marc ; Francine & Jean-Michel )

 

- Doctors’ Reports. ( Randy )

 

- Women’s Needs. ( Jason )

 

- Things Men Say. ( The Masked Avengeress )

 

- Words, Words, Words. ( Jane-Ann )

 

- Puns For Fun. ( Susan & Bill ; Judy & Dave )

 

- Sex Laws. ( Lewis )
- Epic Epoch / Epoque Epique. ( Clay ; Lewis ; Gégé ; Margrit ; Françoise & Julien ; Diane )

 

- Devinettes / Riddles. ( Marc ; Patrick ; Frank ; Bernadette & Daniel ; Gérard ; Annie; Judy & Dave ; Pierrette & André )

 

- Word Records. ( Carolyn )

 

- La Charade et la Contrepèterie / The Spoonerism and the Anagram.
- Le Coin des Amis / Friends' Corner. ( Jean-Pierre ; Lionel ; Manu ; Karine & Joël ; Blair ; Marie-Laure ; Marc ; Renata ; Hermine & André )

 

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- AV.com...!!!

 


 

C’est la rentrée et, pour qu’on s’en rende bien compte, le ministre des Affaires Etrangères nous a d’abord préparé à une guerre avec l’Iran avant que le ministre des Finances ne nous promette un plan de rigueur et que le Premier ministre ne déclare le pays en faillite. Sous-entendu, si l’on ne croit pas mes derniers, et que l’on n’accepte pas le traitement de cheval qui ne peut que suivre, mon premier se verra dans l’obligation d’avoir recours aux bonnes vieilles méthodes de toujours qui consistent à envoyer les jeunes ou moins jeunes gens d’un pays se faire trouer la peau par d’autres jeunes ou moins jeunes gens d’un autre pays où l’autorité est elle aussi en jeu. Ce recours est toujours très pratique pour rétablir certains équilibres sociaux ou économiques et nul doute qu’on l’enseigne encore dans les écoles spécialisées dans la formation de nos élites. Mais il y a loin de la théorie à la pratique et George W. Bush et sa guerre en Irak, par exemple, sont là pour le démontrer si besoin était.

 

 

Mis à part le fait que le chômage est reparti à la hausse, que le niveau de vie dégringole, que le taux de croissance n’atteindra probablement pas les 2%, que l’euro au plus haut pénalise nos exportations, que le trou de la Sécurité Sociale est de plus en plus béant, que la dette publique continue à exploser, que l’opposition est en état de décomposition avancée, que chacun désormais craint pour son avenir, bref, que le moral des Français est en berne, on peut dire que tout va bien enfin dans le pays depuis l’instauration de la rupture en mai dernier. En fait, la rupture consiste surtout à ne pas annoncer les contre-réformes une à la fois, comme on le faisait naguère, mais par brochettes de vingt ou trente, histoire de noyer toute velléité dans le peuple : c’est le système des hyper-marchés et de la vente par lots. Le client achètera cent rouleaux de papier-toilettes parce qu’ils sont en promo alors que s’ils étaient vendus par paquets de quatre, il ne les regarderait même pas.

 

 

Selon une enquête diffusée récemment dans les médias, Nicolas Sarkozy serait au moins trois fois plus présent aux infos que son prédécesseur : comment s’appelait-il, déjà…? Et non seulement est-il davantage présent dans les journaux mais aussi dans la fiction, comme on a pu le voir cette semaine. C’est la première fois, à ma connaissance qu’en France un film plus ou moins hagiographique est diffusé pendant le mandat d’un Président. Vous l’avez peut-être vu, France 2 vient de diffuser un film sur le rôle « héroïque » qu’il a eu dans l’affaire de « Human Bomb » alors qu’il était encore Maire de Neuilly, il y a quelques années de cela.

 

 

Avant de venir s’installer à Dijon pour y briguer le poste de Maire, si l’on en croit la rumeur persistante, la Présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a été accueillie comme une rock star au Québec. Nous avons reçu tant de chanteuses et de chanteurs de la belle province, ces dernières années, qu’on peut bien, à notre tour, leur envoyer ce qu’on fait de mieux en matière de show-biz.

 

 

Le vaccin contre la grippe est en vente dans les pharmacies dès aujourd’hui. Si vous avez peur de prendre le gouvernement ou l’opposition en grippe, vite, vite, courez acheter ce produit miracle.

 

 

Attention, danger…!!! Selon une récente étude scientifique sur l'utilisation des pesticides, la banane des Antilles causerait toutes sortes de maladies dont rien de moins que le cancer. On peut cependant mettre en doute la partialité de ce rapport quand on sait qu’il a été mené par un certain professeur Belpomme. Autant demander à George W. Bush de démontrer que Saddam Hussein n’avait pas de rapport avec les attentats du 11 septembre. Par mesure de précaution, j’ai tout de même décidé – et je vous encourage à en faire autant – de ne plus manger que de la banane d’Islande qui, elle au moins, n’est pas traitée.

 

 

En Birmanie, les forces de sécurité de Rangoon continuent de régler leurs comptes avec la rébellion menée par les religieux du pays de mieux en mieux organisés : la dictature vit toujours selon l’adage erroné que « les bons comptes font les bonzes amis ».

 

 

Plus de trois mois après sa dernière prestation télévisée, le Président cubain est réapparu sur le petit écran pour démentir les rumeurs qui le donnaient pour mort. Il a répondu avec lenteur, mais lucidité, aux questions du journaliste dans la chambre de l'hôpital où il est reclus depuis l'hémorragie intestinale qui l'a éloigné du pouvoir en juillet 2006 et qui lui a valu ce nouveau surnom de Fidel Gastro.

 

 


Retrouvez les dernières chroniques "Av.com" de Désomag sur le site http://monsite.orange.fr/desomag/ .

 



- L’Auto-Stoppeuse.

 


 

Diane nous fait découvrir une nouvelle belle légende québécoise :

 

 

L'origine de cette légende demeure un mystère à ce jour. Il semble quelle provienne du Vermont, aux États-Unis, mais on en retrouve des traces un peu partout dans le monde, par exemple en France et en Italie. Elle est également une légende bien de chez nous, du Québec. Plusieurs organismes qui s'intéressent aux phénomènes surnaturels ou paranormaux se sont emparés de cette histoire. Du moins, de jeunes gens auraient fréquenté cette Dame Blanche que l'on surnomme l'auto-stoppeuse. En fait, ils l'auraient bel et bien vue, lui auraient vraiment parlé et l'auraient même touchée. Il s'agit d'une expérience singulière qu'ils nous ont bien sûr partagée, et c'est pourquoi nous la racontons encore aujourd'hui. Déjà, je peux vous mettre en garde : si vous arrêtez au bord de la route pour faire monter une auto-stoppeuse, ayez l’œil !

 

 

       Vers une heure du matin, par une froide nuit du mois d'octobre, Gilles Bastien revenait à son domicile de Rivardville, dans le comté de Bristol. Après avoir assisté à un spectacle, il revenait en voiture en compagnie de sa copine, Lise Beaudoin, ainsi que d'un couple d'amis. Les petites routes sinueuses s'éternisaient à cette heure alors qu'ils roulaient depuis déjà une bonne heure. Gilles avait refusé de prendre de l'alcool ce soir-là, sachant qu'il prendrait le volant pour rentrer chez lui. Mais, en conduisant, la fatigue le gagnait malgré sa sobriété. Ses paupières devenaient lourdes et il avait du mal à garder les yeux bien ouverts. Dans pareilles circonstances, notre conscience nous dicte de lutter de toutes nos forces pour rester éveillé et Gilles connaissait fort bien le risque, dans pareille situation, de sombrer dans un sommeil léger ou une «veille » légèrement endormie, voire le risque de devenir un dormeur éveillé sinon un somnambule au volant... Mais rien n'y fit et l'épuisement le rattrapa sournoisement, le temps d'une fraction de seconde d'inattention. Gilles en eut bien vite conscience, et déjà il effectuait quelques zigzags les conduisant, sa copine, ses amis et lui, tout droit dans le fossé, du côté droit de la route. Réveillé aussitôt en état de panique, le cœur battant la chamade, il n'eut pas le choix de retrouver rapidement ses esprits et de reprendre le contrôle de son véhicule.

 

 

En route de nouveau, la peur à peine estompée, car il avait une peur bleue de s'endormir de nouveau, Gilles luttait encore et encore pour garder toute sa concentration sur la route. Or c'est lorsque nous nous trouvons dans cet état spécifique auquel Gilles était confronté que surviennent, parfois, de très légères et rapides hallucinations, par exemple des objets, des lueurs soudaines et évanescentes, ou même des personnages... Toutefois, ce que Gilles aperçut cette nuit-là, au bord de la petite route de campagne, était pourtant bien réel. Il vit apparaître, à travers les bancs de brouillard, une silhouette de jeune femme vêtue de blanc. Une auto-stoppeuse, lui semblait-il. Que pouvait-elle bien faire sur ce chemin à pareille heure? La question l'effleura, et tandis que tout le monde s'était assoupi à bord, il se demanda pendant une fraction de seconde s'il ne devait pas la faire monter dans sa voiture. Mais il se dit aussitôt qu'il valait mieux ne pas prendre cette auto-stoppeuse, d'autant qu'il avait vraiment hâte d'arriver à destination et qu'il se disait également que la prudence était plutôt de mise à cette heure tardive et fort brumeuse. Il passa donc devant la jeune femme sans s'arrêter, jusqu'à ce qu'il applique brusquement les freins quelque cent mètres plus loin. Le geste, bien sûr, tira brusquement les passagers de leur sommeil.

 

— Qu'est-ce qui se passe ? s'écria Lise.de la voiture... Ils reprirent leurs esprits

 

— Il y a une femme sur le bord de la route, répondit Gilles. Elle a besoin qu'on s'arrête. Je vais l'embarquer.

 

 

La voiture recula doucement. Lise abaissa la vitre du côté passager. L'auto-stoppeuse, trop légèrement vêtue pour le froid qui régnait à ce temps-ci de l'année, montrait timidement ses traits tirés et son visage pâle. « Vous voulez monter ? » lui demanda Gilles. Et sans dire un mot, elle ouvrit la porte arrière et monta à bord du véhicule, poussant l'un contre l'autre les passagers encore somnolents. La voiture reprit la route aussitôt.

 

 

Dans l'auto, un étrange sentiment envahit les passagers. Une sorte de pression les accablait, comme si l'air respirable avait subitement disparu. Puis une forte odeur d'urine se répandait graduellement dans la voiture. Alors que régnait un silence embarrassant, la jeune femme marmonna, d'une voix éteinte, quelques mots que personne ne comprit. Histoire de camoufler un peu le malaise ainsi répandu, Gilles alluma la radio, choisit une station diffusant de la musique rock et, pour s'enquérir de sa destination, demanda à l'auto-stoppeuse où elle habitait. À cet instant, la radio se mit à émettre des sons bizarres et un crissement se fit entendre à très haut volume, comme si la radio avait cessé de recevoir les signaux de la station de radio. L'auto-stoppeuse serra alors la cuisse de l'une des passagères de la banquette arrière et les deux femmes poussèrent des cris abominables. Dans un élan de détresse, le premier réflexe de Gilles fut d'appliquer les freins sur-le-champ. Le freinage fut si violent que tout le monde se renversa vers l'avant, la tête entre les deux jambes. Le sang glacé, Gilles se retourna pour voir ce qui s'était passé derrière. Les deux passagères se regardaient, transies de peur, les yeux hagards : la jeune auto-stoppeuse n'était plus à bord de la voiture... Ils reprirent leurs esprits tant bien que mal en se demandant tous s'ils n'avaient pas tous rêvé. Mais où était passée l’auto-stoppeuse ?

 

Dans une noirceur totale, les phares de la voiture éclairaient à peine les arbres sur le côté droit de la route. Même si Gilles regardait dans tous les sens, on n'y voyait rien du tout. Un climat de terreur rôdait tout autour d'eux, mais il prit néanmoins courage et sortit de l'auto. Il marcha lentement en direction des arbres sur lesquels les phares pointaient. De toute évidence, la jeune femme n'y était pas. Elle avait subitement disparu. « Reviens à la voiture ! » lui cria Lise complètement effrayée.

 

 

Les quatre jeunes gens reprirent la route sans retrouver la trace de l'auto-stoppeuse. Ils ne dormirent pas beaucoup, cette nuit-là. L'envie de parler les tenaillait plus que tout. Dès lors, cette aventure alimenta de nombreuses discussions, suppositions, conjectures, mais personne ne parvint à expliquer le dénouement de l'histoire qu'ils venaient de vivre. D'autre part, les rumeurs allaient bon train dans la région, et si une seule personne avait été témoin d'un tel événement, l'hypothèse d'un canular bien monté aurait certainement été retenue. Or les quatre passagers ont bien vu la jeune femme, et une des deux femmes a même senti la main de cette auto-stoppeuse autour de sa cuisse. Ainsi, chaque fois que Gilles reprenait la route dans la région de Rivardville, le terrible souvenir de cette nuit énigmatique refaisait surface, à la manière d'une réminiscence onirique. Mais le temps passa et on cessa d'entendre parler de l'auto-stoppeuse.

 

 

Depuis cette aventure, au moins une année s'était écoulée. En effet, le mois d'octobre était déjà bien entamé. Le calme régnait comme d'habitude dans le comté de Bristol. II arrivait parfois que des motocyclistes un peu téméraires s'aventurèrent sur le tracé accidenté de la région, mais, chose certaine, ce jour-là, les conditions ne laissaient présager rien de bon. Une pluie glaciale arrosait la région et un infatigable vent du nord finissait d'abattre sa froideur sur tout le paysage. Le soir venu, un simple lainage ne suffisait plus pour se garder au chaud.

 

 

Louis Levasseur revenait du travail après une journée éprouvante. Il devait bien être 20h30 lorsqu'il avait enfourché sa moto. La noirceur couvrait le comté depuis déjà un bon moment. S'il avait su qu'autant de travail l'attendait ce jour-là et qu'il dut rentrer si tard, il aurait sans doute préféré la voiture. Mais il était trop tard; il fallait rentrer malgré ce grand air du nord qui glaçait le sang. Espérant parcourir le chemin du retour le plus rapidement possible, il opta pour un raccourci qui traversait la vallée. Mais avec cette pluie et, une fois de plus, un léger brouillard qui envahissait de plus en plus la route, la prudence était de mise. On ne pouvait abuser de l'accélérateur dans pareilles circonstances. En route depuis une bonne quinzaine de minutes, Louis s'engagea alors sur la dernière portion, de la route qui allait le mener à l'entrée du village. En sortant de la grande courbe, le phare de sa motocyclette éclaira brillamment la silhouette d'une femme vêtue d'une robe blanche. Pieds nus sur le pavé glacé, elle se tenait au bord de la route sans bouger, le regard troublé. Sa robe et ses cheveux étaient complètement trempés. En l'apercevant, Louis ralentit aussitôt sa course et s'arrêta devant elle. « Monte, je vais te ramener chez toi », lui dit-il. La jeune femme acquiesça d'un signe de tête sans dire un mot. Elle prit le casque et enfourcha la moto derrière Louis qui se retourna rapidement pour la regarder une seconde. À ce moment même, la température devait bien friser le point de congélation II prit donc l'initiative de lui tendre son blouson de cuir et l'aida à l'enfiler. D'une voix lointaine provenant du fond de son casque, la jeune femme donna les indications au conducteur pour rentrer chez elle. Le moteur vrombit et la moto s'engagea de nouveau sur la route.

 

 

Connaissant la destination de la stoppeuse, Louis mena celle-ci à destination en moins de cinq minutes. C'était une maison de campagne érigée dans une petite clairière, au bout d'un chemin qui s'enfonçait dans la forêt. Aussitôt que la moto de Louis s'immobilisa, la jeune femme descendit et, sans même prononcer un mot, prit ses jambes à son cou en direction de la maison dont on pouvait apercevoir une lueur par l’une de ses fenêtres. En regardant cette femme s'enfuir au pas de course, il se dit que, de toute façon, il pourrait bien revenir chercher son manteau et son casque une autre fois. II se mit soudainement à grelotter sous la pluie et reprit aussitôt le chemin du retour à la maison.

 

Dès le lendemain matin, l'idée d'aller récupérer ses affaires l'obsédait. Pas tant pour le fait de retrouver ses objets, mais plutôt pour celui de revoir cette jeune femme mystérieuse, qu'il avait trouvée si légèrement vêtue sur le bord de la route. Néanmoins, Louis reprit le chemin du boulot, mais en voiture cette fois.

 

À la fin de la journée, après son travail, Louis alla cogner à la porte de la maison de la jeune auto-stoppeuse. Une femme d'âge mûr, en chemise de nuit, ouvrit et demanda, soucieuse, de quoi il s'agissait. Louis se présenta maladroitement, raconta confusément ce qui était survenu la veille et finit par émettre le souhait de pouvoir récupérer son blouson et son casque. Sur ce, la femme éclata en sanglots : « Mais c'est impossible, monsieur ! cria-t-elle, complètement hystérique. Notre fille est morte depuis deux ans ! Ne voyez-vous pas que je suis bouleversée ? »

 

 

Voyant sa femme se mettre dans un tel état, son mari se pointa brusquement devant Louis. « Que voulez-vous, monsieur ? lui demanda l'homme. Fichez-nous donc la paix ! Vous ne voyez pas quelle est triste ? »

 

 

À ces paroles, Louis fut abasourdi. Il ne savait que répondre, mais tenta tout de même d'expliquer qu'il avait bel et bien ramené une jeune femme chez eux la veille et qu'elle avait omis de lui remettre son blouson ainsi que son casque. L'homme se mit alors en colère et ordonna à Louis de quitter les lieux. «Je vous dis qu'elle est morte, monsieur ! lui cria l'homme d'un ton désespéré. Ce que vous racontez n'a aucun sens. Je vous demande de partir sur-le-champ ! » L'homme ferma brusquement la porte. Cette scène laissa Louis dans un état d'esprit peu commun. Il ne savait comment réagir, ni quoi penser. Il n'y avait visiblement rien à retirer et à comprendre de ces gens. Ainsi, après quelques secondes de réflexion, il rebroussa chemin en direction de sa voiture. Au même moment, la porte de la maison grinça et s'entrouvrit. L'homme sortit et interpella Louis. Il l'informa du nom de leur fille et de l'endroit où l'on pouvait trouver sa pierre tombale. «Si vous n'êtes pas convaincu, allez le constater par vous-même ! » lui lança l'homme comme un dernier adieu.

 

 

Il n'en fallait pas plus pour piquer la curiosité de Louis. Il ne perdit pas une seconde, démarra la voiture et prit le chemin du cimetière. Ce qui l'attendait, ce jour-là, allait le marquer à vie. Il trouva l'endroit précis que l'homme lui avait indiqué. Le blouson de cuir et le casque gisaient sur la pierre tombale de la jeune femme décédée deux ans plus tôt. Gravé dans le roc, on pouvait lire l'épitaphe suivant : « Afin que vif et mort ton corps ne soit que rose ».

 

 

©  Gaston Gendron, Les Grandes Légendes Québécoises.

 




- Month and Character.

 


 

Many thanks to Renata for this new page of her horoscope :

 

 

OCTOBER

 

 

Loves to chat.

 

Loves those who loves them.

 

Loves to takes things at the center.

 

Inner and physical beauty.

 

Lies but doesn't pretend.

 

Gets angry often.

 

Treats friends importantly.

 

Brave and fearless.

 

Always making friends.

 

Easily hurt but recovers easily.

 

Daydreamer.

 

Opinionated.

 

Does not care of to control emotions.

 

Unpredictable.

 

Extremely smart.

 

 




- Vos Lettres / Your Mail.

 


 

“I found this old column in the archives...”

 

à Judy & Dave.

 

(See below: “Puns for Fun”.)

 

Par Alain Vigneron - Publié dans : desomag
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